"La jeunesse n'est pas une menace pour la République !"
Cette semaine, les personnels de l'Education nationale se sont mobilisé·es aux abords desétablissements scolaires avec des revendications claires : davantage de moyens pour accueillirdignement les élèves et améliorer leurs conditions de travail. Les lycéennes et lycéens, premières victimesdu manque de moyens alloués aux établissements, ont pris part à ce mouvement pour soutenir leurs enseignant·es et faire valoir leurs droits.
Toute l’année, l’Aroéven Bretagne, association d’éducation populaire complémentaire de l’école, intervient dans les établissements scolaires et est témoin du manque criant de budget dans l’école publique : classes surchargées, bâtiments vétustes, rythmes scolaires trop denses, professeur·es non remplacé·es, surcharge de travail pour les personnels éducatifs et médicaux, initiatives pédagogiques abandonnées, découragement dans les projets d’établissement.
Ce constat contribue à renforcer les fractures sociales entre les jeunes et l’école de la République.
En soutien à la communauté éducative et à la jeunesse, les équipes de l’Aroéven Bretagne partagent ces revendications et défendent l’objectif d’une école publique plus juste, plus égalitaire et pleinement engagée en faveur de l’émancipation individuelle et collective de tous·tes les élèves.
En parallèle de ces mobilisations, nos bénévoles, élu·es et salarié·es ont été profondément choqué·es par les images de violences policières qui nous parviennent de toute la France, et plus globalement des violences qui se manifestent devant nos lycées. Tirs de LBD, coups de matraque, interpellations contestées : la répression violente à l’encontre des jeunes mobilisé·es est incompatible avec l’ambition d’un État qui affirme vouloir écouter la jeunesse, lui donner la parole et lui permettre d’exercer son pouvoir d’agir
La jeunesse n’est pas, et ne sera jamais, une menace pour notre République !
Si les dégradations matérielles, l’intimidation ou les violences physiques envers les personnels éducatifs sont elles aussi parfaitement condamnables, elles ne peuvent être mises sur le même plan que l’usage de violences que nous considérons comme disproportionnées à l’encontre de jeunes, pour la plupart mineur·es.
En Bretagne, nous assistons depuis plusieurs jours à des scènes de violences inédites dans les lycées. L’Aroéven Bretagne demande à la préfète de Bretagne de prendre ses responsabilités et d’engager une désescalade immédiate des conflits dans la région. En parallèle, nous demandons aux responsables politiques de se rendre dans les espaces de rassemblement pour écouter les jeunesses et les personnels éducatifs et de prendre acte de leurs revendications.
L’Aroéven Bretagne réaffirme son attachement et sa détermination à contribuer à des espaces d’expression démocratiques et pacifiques, ainsi qu’au respect des droits de toutes et tous. Donner une véritable place à la jeunesse dans la société implique de lui permettre de s’exprimer et de se mobiliser, et la considérer pleinement comme partie prenante de la société.
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Communiqué de presse
Publié par :
Aroéven Bretagne






